Les 11-12 ans et les réseaux sociaux

Les objectifs de l’étude Born Social, réalisée par l’agence Heaven en partenariat avec l’association Génération Numérique, sont d’explorer les comportements des moins de 13 ans, ces utilisateurs “invisibles” des réseaux, et de dresser ainsi le portrait d’une génération née avec les médias sociaux.

Cette édition 2021 de Born Social montre à quel point l’utilisation des réseaux sociaux chez les jeunes est maintenant généralisée, puisque 71% des enfants de 12 ans sont inscrits à au moins un réseau social alors qu’ils n’en ont pas le droit. 

Fait plus étonnant, on s’aperçoit que les enfants n’ont pas forcément une perception positive des réseaux sociaux : en effet, seulement 7% des 11-12 ans considèrent que l’impact des réseaux sociaux sur les personnes de leur âge est positif. 

Concernant les plateformes, Youtube et Snapchat dominent encore largement la course chez les 10-12 ans, tandis que TikTok et Instagram sont au coude à coude…

Des enfants sur les réseaux, des parents qui régulent ?


Depuis plusieurs années, le taux d’inscription reste très similaire en fonction de l’âge.

A l’arrivée au lycée, être inscrit sur les réseaux sociaux constitue une norme parfaitement généralisée.


Le smartphone, est bien sur le premier écran de connexion pour les enfants (64%), suivi par l’ordinateur (26%) et la tablette (7%).

A noter également qu’une courte majorité de parents (57%) régule la consommation d’Internet de leurs enfants.

La régulation du temps passé à “téléphoner et envoyer des SMS” est l’item qui a le plus progressé entre 2014 (31%) et 2020 (48%) mais reste inférieur à la régulation des jeux vidéo(58%), de la TV(56%), Internet(57%).

Un besoin de socialisation prépondérant


Les réseaux sociaux servent avant tout à maintenir des contacts… sociaux.

Des résultats conformes à ceux observés les années précédentes et qui n’ont finalement pas évolués avec les confinements ou avec le développement de TikTok.


Des différences assez marquées existent entre les filles, plus dans le partage de contenu, et les garçons, plus orientés vers les jeux vidéo…

Ambivalence de l’apport des réseaux sociaux (#anti2010)


Les items qui reçoivent le plus de suffrages sont positifs à l’égard des réseaux sociaux.

Le premier item négatif recueillant le plus de suffrages est le fait que l’on devient accro aux réseaux sociaux (26%). C’est d’ailleurs la seule affirmation où l’on observe une variation sensible entre les filles (29%) et les garçons (23%).

Game of Platforms

Youtube et Snapchat résistent

Un classement toujours largement dominé par YouTube et Snapchat. Instagram et TikTok apparaissent au coude à coude et Twitch se rapproche aujourd’hui des 10%, un niveau jamais observé lors des précédentes éditions…

Facebook, l’ancêtre

Pour les plus jeunes, Facebook est un réseau social fortement associé à leurs aînés et sur lequel ils ne souhaitent pas disposer d’une présence personnelle.

Pour autant, ils peuvent en avoir eu une bonne expérience lorsqu’ils ont pu regarder des contenus dessus avec leurs parents.

Étant la plateforme la plus connue, Facebook cristallise aussi souvent dans l’esprit des pré-ados les risques associés à l’usage des réseaux sociaux (privacy, harcèlement…).

Twitter, l’ambivalent

Là où beaucoup ne s’y sont jamais rendus, d’autres connaissent cette plateforme par le biais de personnalités médiatiques ou leurs amis plus âgés rencontrés via des passions communes.

Une forte ambivalence prévaut entre la perception d’une plateforme où va s’exprimer à la fois beaucoup d’humour mais également parfois de la violence ou de l’agressivité…

Tu veux mon Snap ?

Snapchat reste la plateforme sociale la plus prisée par les jeunes !

Cette prédominance pérenne s’explique fortement par la richesse des fonctionnalités proposées : Flammes, géolocalisation, filtres, jeux, signes astrologiques…

La force de Snapchat réside également beaucoup dans ses fondamentaux : stories sans “prise de tête” et bien sûr la messagerie.

Dédiée à un usage rapide et ludique, les pré-ados utilisent essentiellement cette plateforme pour communiquer avec leurs amis.

Des cibles publicitaires encore naïves…

Les publicités les mieux identifiées sont celles diffusées sur YouTube ainsi que les
partenariats / contenus sponsorisés avec les Youtubers.

On observe globalement une baisse de la conscience des moyens de ciblage publicitaire à disposition des plateformes.

Cela illustre l’importance des campagnes de sensibilisation devant être continuellement menées auprès des jeunes…

Sources : Comarketing news & Heaven Agency

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