Regarder la TV sur un écran de télévision, c’est fini pour les jeunes aux USA

Une nouvelle étude de l’agence DEFY Media vient étayer ce que nous voyons tous autour de nous : la progression des contenus numériques et des réseaux sociaux chez les jeunes. Conduite par le Hunter Qualitative Research et des psychologues pour enfants, les résultats de cette enquête américaine sont sans appel : les réseaux sociaux sont en train de s’imposer face aux médias traditionnels comme la télévision, confrontée à un défi sans précédent.

« Regarder la télé sur un écran de télévision, c’est terminé, surtout chez les plus jeunes » affirme Nielsen.

Alors pourquoi cette transformation des usages chez les plus jeunes ? Tout simplement parce que les contenus proposés sur des supports digitaux, notamment les réseaux sociaux, sont plus adaptés et correspondent d’avantage à leur style de vie. Pour eux, le numérique devient une seconde nature en leur permettant de satisfaire leur curiosité sur le monde.

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1FOBO : Fear Of Being Offline

Du fait de leur exposition et utilisation de contenus digitaux et réseaux sociaux de plus en plus tôt, ces jeunes ont une vision du monde qui leur est propre. Les notions de « partage » ou encore de « solitude » par exemple, n’ont plus rien à voir avec celles de leurs aînés.

Comme ces notions sont différentes, la manière de construire leurs relations avec leurs pairs le devient également : les connexions se construisent sur des supports digitaux. Leurs outils pour développer ces relations sont le partage de photos et de vidéos, car cela construit une expérience commune aux utilisateurs et tisse des liens entre les individus.

De ce fait, ne pas être connecté est synonyme de destruction du lien social. « J’ai une copine qui ne veut pas être sur Facebook, je ne lui ai pas parlé depuis 5 ans » précise Ambre, 24 ans, interrogée dans le cadre de l’enquête.

Ainsi, chez ces 13-24 ans, la vie « offline » n’existe pas quand il est possible d’être connecté 24/24h. La génération Y développe une nouvelle phobie, celle d’être « FOBO » c’est-à-dire hors ligne. 

Quel réseau social (4)

2Contenu numérique 1 – TV 0

Concernant la vidéo, l’étude révèle que la télévision tend à être délaissée face à la concurrence et au développement des supports numériques. En moyenne, 96% des jeunes regardent des vidéos en ligne (Youtube ou réseaux sociaux) pour une moyenne de 11 heures par semaine. La télévision quant à elle, dépasse difficilement les 80% et les 8 heures par semaine pour ce même public.

Les vidéos en ligne correspondent bien plus au style de vie de ces jeunes qui veulent pouvoir regarder n’importe où et n’importe quand ces contenus. C’est également un moyen plus simple de les relier à ce qu’ils connaissent, de les faire se sentir mieux, et de répondre à leurs questions existentielles.

Enfin, ces contenus en ligne sont un moyen plus simple d’éviter ou d’ignorer la publicité.

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3« Thumbstopper », ou le fait d’arrêter de scroller les contenus sur son écran

Les 13-24 ans ont pour habitude de faire défiler les contenus avec leur pouce sur leur smartphone. Qu’est-ce qui les font s’arrêter de scroller ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas la qualité du contenu en lui-même qui justifie ces arrêts. L’étude souligne deux types de contenus qui attirent l’attention de la génération Y : ceux avec lesquels ils peuvent s’identifier (« reflection« ) ou au contraire sur du contenu transgressif (« rebellion« ).

De plus, le fait d’apprécier un post ou une actualité n’engendre pas forcément d’engagement, de partage de la part des utilisateurs, car les jeunes font très attention au « personnage » qu’ils exposent sur les réseaux sociaux. Quant aux plus âgés (à partir de 18 ans), ils sont vigilants car ne souhaitent pas de donner une image négative à de potentiels collègues ou employeurs.

L’enquête révèle enfin que même si Facebook reste le numéro 1 des réseaux sociaux, il a tendance à être délaissé par les plus jeunes qui lui préfèrent Instagram. Les jeunes interrogés soulignent que Facebook est d’avantage utilisé pour garder contact avec sa famille, tandis qu’Instagram à un usage plus amical, social.

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4Les stars de Youtube, nouveaux influenceurs

Une étude de Variety sur les nouveaux influenceurs révèle que les rapports de force s’inversent, entre médias traditionnels et internet. Le palmarès final démontre que les Youtubers sont devenus plus influents qu’une Katy Perry ou un Leonardo Di Caprio.

Parmi les termes relevés pour décrire cette population de Youtubers influents, on observe que ce qui fait la différence, c’est la proximité et la simplicité crées entre la star et l’internaute. Les jeunes disent des Youtubers qu’ils sont « comme eux », qu’ils les « comprennent », et qu’ils ont  « confiance en eux ». Leurs conseils seraient également  « meilleurs», et ils n’essaieraient « pas d’être parfait ». Ainsi, 60% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles pourraient acheter un produit recommandé par un Youtuber.

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Loin des célébrités de séries télévisées ou de films hollywoodiens, les jeunes apprécient donc le contact, la proximité, et la simplicité de ces Youtubers dans lesquels ils se reconnaissent.

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L’étude :

Source : Meta media

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