L’assurance connectée est encore peu pratiquée en France

Selon une étude de Next Content, 6% des Français possèdent un contrat d’assurance pay how you drive et 5% une assurance habitation connectée.

Les objets connectés tentent de se faire une place dans le secteur de l’assurance. Pour les assureurs, c’est une façon de mieux collecter et valoriser certaines données et pour les assurés c’est synonyme de tarifs plus attractifs. Mais les Français sont-ils convaincus par les contrats d’assurance connectée ?

Selon une étude Next Content pour Quadient, spécialiste de la gestion des communications clients, seulement 6% des assurés automobiles disposent déjà d’un contrat « pay how you drive », c’est-à-dire qui tient compte de leur comportement au volant et des kilomètres parcourus. 47% des sondés admettent qu’ils pourraient contracter ce type d’offre. Seulement 19% sont prêts à sauter le pas s’ils changent d’assureur.

Tous les assureurs traditionnels ne proposent pas encore d’offres de pay how you drive en France mais de jeunes pousses spécialisées sont arrivées récemment sur le marché.

 

L’assurance connectée privilégie les bons conducteurs. Plus la conduite est prudente, plus la prime baisse.

D’après l’étude, 90% des conducteurs français estiment qu’au regard de leur prudence au volant, la formule serait sans doute avantageuse (31% seulement en sont tout à fait convaincus). 65% d’entre eux pensent que la formule serait avantageuse au regard des kilomètres parcourus et 65% anticipent également que cela les pousserait à réduire l’usage de la voiture et donc à diminuer le coût de l’assurance.

 

L’assurance habitation peut aussi être connectée. Pour collecter les données qui servent à établir la prime, il faut installer des capteurs (pour un coût entre 100 et 200 euros) dans le logement. Ces derniers identifient et anticipent d’éventuels risques et incidents (vols, fuite de gaz, incendie…).

La proportion d’assurés indiquant disposer de ce type d’assurance connectée pour leur habitation est là aussi très faible (5% seulement), « sachant que la plupart de ces personnes doivent faire référence à des contrats avec télésurveillance », soulignent les auteurs de l’étude.

Les Français sont très partagés sur ce sujet car 43% d’entre eux étudient l’intérêt de ce type de contrat tandis que 41% ne comptent pas souscrire à une telle assurance.

 

D’après l’étude, la suppression des franchises et la réduction des risques sont des leviers importants pour inciter à la souscription d’une assurance habitation connectée.

Les auteurs de l’étude en déduisent que « les consommateurs sont prêts à consentir un investissement dans des capteurs si cela permet d’améliorer les garanties et éviter les sinistres. »

 

L’assurance santé est aussi concernée par ces enjeux. Depuis quelques années, les bracelets connectés et autres accessoires ont inondé le marché pour permettre aux consommateurs de connaître le nombre de pas effectués dans la journée ou encore leur rythme cardiaque.

41% des assurés jugent possible de porter un bracelet connecté et partager des données de santé (et de comportement) avec leur assureur ou mutuelle.

Ils attendent en retour des conseils ou alertes santé. Mais 35% des répondants sont totalement contre. « Cela s’explique d’abord par des questions de confiance et de légitimité vis-à-vis de la mutuelle et l’assureur », estime l’étude. Le piratage de données est aussi une crainte fréquemment citée par les assurés.

 

Méthodologie : l’étude s’appuie sur les résultats d’une enquête en ligne réalisée au cours du mois de mai 2018 auprès de 1 012 Français, représentatifs de la population connectée à Internet (suivant les critères d’âge, de sexe et de CSP) et clients d’au moins une assurance ou mutuelle.

Sources : JDN et Next content

Vous devriez apprécier